Le Requiem de Watanabe

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Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Lun 7 Avr - 21:55

Ouverture

A la cour, tout peux arriver. Les êtres immondes qui peuplent la cour impériale d’Otosan Uchi sont parmi les pires monstres. Je le sais. J’étais l’un d’entre eux. Je parlais parfois au nom de ma famille, parfois au nom de l’Empereur lui-même. Ne croyez surtout pas que nous n’étions que des égoïstes occupés à jouer du pouvoir pour écraser les autres. Non, nous servions notre pays. Il fallait parfois conspirer dans le dos de l’Empereur pour ça mais… L’Empire était plus important que l’Empereur. Moi aussi, j’ai mené des gens bons à leur perte pour le bien ma patrie. Je me suis comporté tel un démon. A l’époque, tout me paraissait clair. Je servais une cause qui me dépassait et la vie des autres n’avait pas leur place dans mes enjeux. Très clair…

Et tout a disparu. Nos ennemis nous ont submergés de l’intérieur et je n’ai rien vu venir. Moi qui m’étais minutieusement occupés de ceux qui menaçaient le pouvoir en place, je me suis laissé berné comme les autres par la pires des menaces. Les hordes de Fu Leng ont tout massacrés. L’Empire, mon clan, ma famille… le peuple… Une chance insolente a guidé mes pas de la cour jusqu’aux frontière de mon pays et j’ai échappé à la mort… J’ignore encore si nous avons été nombreux à nous échapper mais jamais je n’ai revu l’un des miens. J’ai du apprendre les coutumes des autres pays, leurs langues, leur façon de penser. Mais il était tellement difficile de ne plus être un puissant, un homme dont il faut l’accord avant d’agir… J’ai appris l’humilité… Et aussi la musique ; un parfait moyen de subsister sans que l’on pose les yeux sur vous je vous le conseille. Je commençais à m’habituer mais des êtres puissants, les prêtres-rois en ont décidé autrement. Je me suis réveillé sur une terre appelée Gor…
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Mar 8 Avr - 13:02

Allegro

Quel étrange monde. Les gens semblent si simples et pourtant une certaine subtilité peut être extraite de leur culture. Après avoir erré sur les routes, je suis finalement arrivé à Caithris, au bord de la mer. L’air est vivifiant et la ville semble calme. J’ai appelé à la porte pour qu’on m’ouvre et c’est un homme costaud, à la peau sombre qui m’a ouvert. Il me demande poliment.. Euh non. Il m’intime l’ordre de poser mon sabre à l’entrée de la cité, tout ceci accompagné de remarques désobligeantes sur ma tenue. Ma première impression a été « encore une brute ivrogne comme il y en a pleins sur Gor »… Grave erreur. Cet homme, Octoppus, a été le premier à me tendre la main. C’est quelques minutes plus tard qu’il m’a offert à boire à la taverne, son « établissement ». J’ai cru que j’aurai à négocier ardemment pour gagner ma place en tant que son employé mais non. J’ai joué un air de flûte enjoué pour lui et il a simplement dit de sa voix roque et vaguement lasse : « Ouais. Ca pourrait attirer la clientèle si on fait se remuer des kajirae sur ta musique… ». Dès le début, j’ai été surpris par sa générosité. J’avais un toit, un emploi et de quoi manger. Que demander de plus quand on a tout perdu ?

J’ai joué mes morceaux avec application en reconnaissance de mon employeur que j’aimais appelé « patron »… Moi, un homme éduqué, utiliser un langage si commun. Donc pendant quelques mois, je me suis accordé un temps d’adaptation et d’observation. Je jouais les yeux fermés dans l’endroit le plus fréquenté de Caithris, écoutant les conversations des uns et des autres. Il faut bien comprendre que pour un homme qui avait consacré sa vie à la politique, il est difficile d’abandonner certaines habitudes. Et maintenant que mon nom ne représentait plus rien, je ne pouvais plus me hisser parmi les plus grands. Alors quelle voie choisir ? Que faire quand votre esprit vous murmure des plans à longueur de journée mais aucun but à atteindre ? Il ne me restait qu’un seul objectif, bien dérisoire en somme : survivre.

Et pour cela je ne pouvais pas compter sur mes muscles comme les mâles de Gor, je ne pouvais compter que sur mon sens de la duperie. Après quelques vagues réflexions, j’ai constaté une chose. Sur Gor, il existe une caste qui se promène partout, qui entre dans toutes les maisons, qui écoute » toutes les conversations et dont on oublie même parfois la présence : les kajirae. Ces femmes soumises, à genou, parfois regardant leur maître avec des yeux témoignant de leur amour pour lui, étaient le plus grand réseau d’information de la ville. En tant que musicien, et donc issus de la basse classe, j’avais souvent la possibilité de converser avec elles. Alors j’ai décidé d’être à leurs yeux, l’homme le plus gentil et le plus prévenant qu’elles pourraient rencontré. Je ne portais jamais la main sur elle et ce, même face à des offenses flagrantes. Je n’avais aucune affection pour ces esclaves mais je les traitaient avec respect et bienveillance. Aussi bien, certaines m’ont même appelé une fois « le gentil maître ». J’imagine très bien que mon attitude a pu provoquer moqueries et mépris chez les membres de la caste rouge qui brille essentiellement par son absence d’esprit. Mais j’étais persuadé d’avoir trouvé là le moyen de tout savoir. Je voulais être celui vers qui elles se tourneraient quand leur maîtres les auraient battu. Je me suis même interposé face à l’Ubar une fois pour qu’il cesse de torturé une kajira simple d’esprit. J’ai eu de la chance qu’il ne me fasse pas incarcéré ce jour là d’ailleurs. Bref, petit à petit, je cherchais à gagner l’affection de la caste des esclaves…

Puis, j’ai fait sa connaissance. Cette femme est l’ambassadrice de Caithris et la belle-sœur de mon patron. Elle s’appelle Dame Payne Sciarri Darkstone. Elle m’a pris en sympathie dès le début. Elle apprécie la musique et les conversations élégante. J’ai immédiatement catalogué cette femme en tant que « proie facile ». J’ai pris le temps qu’il fallait pour me montrer sous mon meilleur jour. J’ai essayé de lui suggéré l’idée que je pouvais devenir un conseiller secret plus qu’acceptable. Je lui faisais par de mes réflexions sur certaines situation et j’essayai de lire dans ces yeux (puisque c’est tout ce que je pouvais voir avec sa chevelure rousse) l’impact que pouvait avoir mes conseils. J’ai du faire preuve de patience pour commencer à représenter autre chose qu’une distraction pour l’ambassadrice. J’ai même réussis à apprendre quelques maigres informations de sa bouche, mais très rarement. Apparemment, elle a été mieux formée que je ne pouvais le croire et possède une force de caractère que nombreuses femmes peuvent lui envier. Et elle a su me maintenir à l’écart des faits importants. Je restais dans l’ignorance et une certaine frustration me gagnait peu à peu.

Afin de perdre un peu cette image d’homme faible, et donc sur Gor insignifiant, je commençais à distribuer des remarques impertinentes aux guerriers de Caithris. Je soulignais leur lacunes et leurs échecs en prenant garde de ne jamais leur donner de quoi s’en prendre à moi. L’art du sous-entendu acerbe est une discipline très répandue chez moi. J’ai pris soin d’appuyer mes vagues attaques rhétoriques par des faits, comme la fois où les gardes m’ont libéré de panthères en décochant plus de flèches sur mon corps ligoté que sur la bonne cible…

Enfin, tout ceci ne menait à rien bien entendu. J’ai eut un semblant de respect tant que je savais où était ma place ; c’est-à-dire une flûte à la bouche ou un czehar sur les genoux. Les esclaves qui m’ont apprécié ne m’ont finalement que peu apporté. Les kajirae de Gor veulent des hommes forts qui les protègent. Un musicien, même raffiné n’est rien d’autre qu’un beau parleur… Frustration encore… Je voyais bien qu’il se tramait des choses dans les recoins de la cité mais les portes se refermaient sans cesse et je n’arrivais pas à me positionner dans cette ombre d’où on peut tout voir sans être vu…

(désolé pour le style rédactionnel un peu simple^^)
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  marieko le Mar 8 Avr - 13:09

Le style rédactionnel "simple" est le meilleur Wata… Moi, j'avoue que je lis tes textes avec plaisir.

Apprendre la mort de Wata ce matin a été un coup… comme de perdre un frère.
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  saphir le Mar 8 Avr - 13:12

même moi qui ne suis pas de cette cité, et bien je me sens affectée .....
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Mar 8 Avr - 13:20

Merci pour Watanabe. C'est gentil. Il est vrai qu'il a tout fait pour s'attirer les bonnes grâces des esclaves (sauf d'une certaine kajira habillée de blanc^^) et vous comprenez maintenant pourquoi. Cette "biographie" permettra sans doute de comprendre un peu mieux certaines de ses réactions.
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Jeu 10 Avr - 13:57

Crescendo

Apparemment, Octoppus n’aimait pas me voir tourner autour de Dame Payne, sans doute persuadé que j’en voulais à sa vertu. Alors, il m’a prêté une kajira nommée Chaya. Il voulait que j’en fasse une danseuse pour la taverne. Il m’avait dit qu’au bout d’un an de travail pour lui je serai le propriétaire légitime de cette fille. Pour ma part, je n’étais pas très chaud pour posséder une esclave. Je ne voulais pas que ma réputation de « maître gentil » soufre si j’étais obligé de la corriger. Ce qui m’a convaincu, c’est sa façon de danser. Pas très harmonieuse. Mais ses mouvements témoignaient d’un enseignement martial évident. J’appris plus tard que sur son monde, elle était une guerrière redoutable. En définitif, elle s’est soumise totalement et a obéit rigoureusement à mes ordres. Sa dévotion n’était pas vraiment une conséquence de ma bienveillance ou de mon charisme, mais plutôt d’un vœu personnel. J’ai conclu qu’avoir une emprise sur son esprit me donnerait une esclave prête à bondir à la gorge de mes ennemis, voire à mourir à ma place. Intéressante perspective.

Comment la décrire avec les mots justes ? De longs cheveux noires aux pointes argentées sur une peau bronzée et des yeux d’où ressortait un passion pour ma personne. Je n’ai jamais eut à lever la main sur elle. Je ne me suis jamais plains de sa conduite. Elle dansait et servait les clients sans broncher, avec le sourire. Etonnement, je suis resté honnête avec elle. Je ne lui ai jamais fait croire à des sentiments illusoires. Pourtant, elle m’a aimé. La décence m’interdit de parler de nos nuits de passions empreintes de tendresse. Mais, j’ai aimé sa compagnie et sa dévotion. Est-ce tout me demanderez-vous ? Et bien oui c’est tout. Très jeune, on m’a appris que les sentiments ou les émotions poussaient à l’erreur et qu’ils n’avaient pas leurs places dans le cœur d’un courtisan de mon rang. Alors, mes colères, mes désespoirs et mes passions étaient feintes. Je n’éprouvais aucun sentiment… Enfin, j’en étais persuadé mais c’est un point sur lequel je reviendrai plus tard…

Mes interventions destinées à me maintenir informé sur les petites manigances de chacun ne donnaient rien. En clair, je n’arrivais pas à mes fins. Pendant ce temps, Dame Payne avait réussi à gagner l’affection de Chaya. Voilà qui ne m’enchantait pas. Cette petite politicienne qui s’immisçait dans mes plans les plus intimes avec Chaya, me montrant ainsi à quel point elle réussissait là où j’échouais commençait à montrer de quoi elle était capable. J’étais sur le point de convaincre Chaya de choisir le destin de femme libre dès que j’aurai le droit légal de l’affranchir car je voulais pouvoir la placer dans la société, auprès d’un compagnon. Je comptais sur son charme pour lui faire gravir l’échelon social et rester dans l’ombre. Apparemment, elle voulait consacré sa vie à ma personne. Je me disais que j’avais tout le temps pour la convaincre de réviser son jugement.

Et là, tout s’est enchaîné. Une attaque de panthère dans la cité a mis fin à notre tranquillité. Je fut capturé par une tribu appelée les DarKosis. Chaya, elle, a réagit exactement comme je le voulais pendant l’attaque, elle a chargé mes ennemies. Mais hélas, elle fit cela au mauvais moment. Je l’ai vu tomber sous les coups de l’ennemis sans pouvoir l’aider…

Dans la forêt de Northern Wood, j’étais captif d’une panthère appelée Sandra. Elle était très remontée contre les hommes en général et ceux de Caithris en particulier. Elle a tenu à marquer ma chair avec un fer chauffé à blanc. Après avoir tout tenter pour qu’elle y renonce, rhétoriquement parlant uniquement bien entendu, j’ai du accepter la morsure du fer dans ma jambe. Je me suis consolé en disant que le dessin était joli. J’ai senti qu’elle avait finit par me marquer à contre cœur. Ces quelques jours chez ces panthères m’ont fait comprendre qu’elles n’étaient pas vraiment différentes des guerriers des cités en fin de compte. Elles sont leur alter-ego. Je voulais devenir une sorte de contact privilégié avec cette faction en me montrant différent des hommes qu’elles capturent habituellement. Ca a encore échoué. Là où j’ai vraiment vu leur bêtise, c’est quand elles ont jeté ma flûte au feu. C’est là que j’ai décidé d’écourter mon séjour chez elles. J’ourdissais des plans pour m’enfuir quand c’est une kajira de la cité qui est venue me libérer… Etrange… A surveiller…

De retour aux abords de Caithris, j’appris que Chaya étaient devenue une panthère dans une autre tribu, les Sang Fori. Bref, je vous laisse imaginer l’enchaînement d’idées qui a surgit dans mon esprit. J’ai tout fait pour être amené à elle. Je voulais maintenir le contact avec elle tout en l’enjoignant à rester panthère. Là, les choses n’ont pas spécialement bien tourné. Elle était devenue cette guerrière qu’elle était autrefois, puissante, autoritaire et fière. Elle m’a même tiré dessus. Moi, son maître bien aimé. Je savais déjà à l’époque qu’elle attendait que je lui dise les mots qui l’aurait faite sourire, les mots tendres d’un homme épris d’une femme. Mais j’espérais qu’elle garderait une certaine place pour moi dans son cœur. Je n’oubliais pas mes objectifs. Elle finit par me libérer et me revoilà à la cité pour y reprendre mon travail comme avant, mais avec une marque à la cuisse…

Dame Payne et moi nous voyons un peu moins qu’avant. Ses affaires… Ses responsabilités… Moi, je constatais que mes efforts n’apportaient que des échecs. J’ai vu une certaine frustration me gagner peu à peu. Je sentais bien que je ne me contrôlais plus comme avant. Si je n’arrivais pas à m’imposer par la ruse, je le ferai en force. Avec mon physique fragile, je risquais de prendre des coups mais ce n’était pas grave. C’est en discutant un peu fort avec Enkham, l’ubar et Caithris et un guerrier nommé Mallick que ça se produisit. Je voulais qu’ils échangent une prisonnière panthère, nommée Sun, sans la torturer. A l’époque, je pensais qu’il était inopportun de froisser d’avantage sa tribu. C’est alors que Mallick m’a frappé et m’a envoyé au sol. Quel coup ! Quelle force ! Cet homme a un esprit misérable et une volonté d’asticot mais des muscles et une technique redoutable. En me relevant, je décidai de le charger de front. Tout mon être me hurlait de le contourner en m’excusant et frapper par derrière mais, je n’ai pas pu. J’ai toujours été une quantité négligeable aux yeux des guerriers. Mallick n’aurait pas prêté plus attention à moi. Pourtant, je me suis sentit libéré en l’attaquant. Ce pauvre idiot ne comprendra jamais le tournant qu’il a été dans ma vie. Je devrai le remercier. Mais il ne comprendrai pas. En clair, il n’a eut aucun problème à me mettre KO. Et par la suite, je l’ai systématiquement agressé verbalement. J’avais perdu mon discernement, ma retenue. En vérité, j’avais perdu mon envie de survire. Je savais qu’un jour je décèderai mais j’ignorai quand. Et je ne cherchais plus à m’en préserver… J’étais libre… mais fou…


(z'inquiétez pas j'ai bientôt fini mon histoire
PS: Je raconte tout ça à la première personne. Donc, c'est subjectif. Je n'ai rien contre Mallick en RL. C'ets juste que c'ets tombé sur lui dans le jeu^^)


Dernière édition par Watanabe le Lun 14 Avr - 17:00, édité 1 fois
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  marieko le Jeu 10 Avr - 14:46

C'est qui la première personne ? (je rigole)
en tout cas toujours un plaisir de lire l'histoire de Wata… dommage qu'on connaisse la fin et qu'elle soit triste. Mais les happy end n'existent pas sur Gor.
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  saphir le Jeu 10 Avr - 14:53

si ambre avait du se décourager a chaque fois ....... mais non, elle tient bon Embarassed
et eut être verra t on son fantome errer sur d'autres terres ...
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Dove le Jeu 10 Avr - 15:12

marieko a écrit:C'est qui la première personne ? (je rigole)
en tout cas toujours un plaisir de lire l'histoire de Wata… dommage qu'on connaisse la fin et qu'elle soit triste. Mais les happy end n'existent pas sur Gor.

Pas de happy end sur Gor SL, OK. Mais dans les bouquins, c'est tout le contraire. Les conclusions de Norman, on dirait à chaque fois du Arlequin.
Je préfère lire l'histoire de Wata. Smile
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  marieko le Jeu 10 Avr - 15:20

Dove a écrit:
marieko a écrit:C'est qui la première personne ? (je rigole)
en tout cas toujours un plaisir de lire l'histoire de Wata… dommage qu'on connaisse la fin et qu'elle soit triste. Mais les happy end n'existent pas sur Gor.

Pas de happy end sur Gor SL, OK. Mais dans les bouquins, c'est tout le contraire. Les conclusions de Norman, on dirait à chaque fois du Arlequin.
Je préfère lire l'histoire de Wata. Smile

Note sur mes tablettes que Dove lit du "Arlequin"… Je saurais comment lui parler s'il me capture. Je dois avoir la collection de ma mère quelque part… Je révise Very Happy
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Chaya le Jeu 10 Avr - 20:49

J'adore le style, j'adore le fond... tu étais bien le manipulateur que je soupçonnais, mais je ne savais pas que tout était lié. Bravo, tu t'es tenue à ton BG. Respect.
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Lady Payne le Jeu 10 Avr - 21:05

J'me doutais qu'il été fourbe l'enflure xD
non franchement chapeau, vivement la suite!
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  ana le Jeu 10 Avr - 21:17

Watanabe a écrit:Crescendo

Là où j’ai vraiment vu leur bêtise, c’est quand elles ont jeté ma flûte au feu. C’est là que j’ai décidé d’écourter mon séjour chez elles. J’ourdissais des plans pour m’enfuir quand c’est une kajira de la cité qui est venue me libérer… Etrange… A surveiller…


ne m'enleve pas ma betisse c'est moi qui l'ai jeter au feu non mais !!! Very Happy Very Happy

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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Ven 11 Avr - 9:47

Chaya a écrit:J'adore le style, j'adore le fond... tu étais bien le manipulateur que je soupçonnais, mais je ne savais pas que tout était lié. Bravo, tu t'es tenue à ton BG. Respect.

Ben oui, c'est ça le RP. Définir un perso, s'y tenir, intéragir et le faire évoluer. Mais c'est aussi ce que tu as fait avec ce perso. Donc respect aussi Chaya...

Imagine comment ma tache aurait été compliqué si au lieu de recevoir une kajira "douce et obéissante", j'avais hérité d'une fille effrontée ou rebelle qu'il aurait fallu que je mate!!

Pour Payne: Oui, il a compris que la différence de classe ne lui permettait pas de cacher son jeu s'il voulait se rapprocher de ton perso. Il a donc clairement montrer l'ordure qu'il était en mettant en avant ses "qualités" de courtisans. Souviens toi des fois où il te demandait de lui raconter tes problèmes et qu'il de déroulait des solutions toutes faites (bon les solutions ne tenaient pas debout quand j'avais une méconnaissance du background gorréen).

Pour Ana: Exact je me souvenais plus. Mais bon, à ses yeux ce sont les panthères qui lui oht fait ça, les autres n'ayant pas protestés.
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Ven 11 Avr - 11:35

Fuite

J’avais déjà décidé de partir quand je m’en suis pris à la compagne de Mallick. Je ne me reconnaissais plus. Tout était prétexte à provocation. C’est dans cet état d’esprit que je fis la rencontre d’un marchand, Sir Ahn. Un homme vulgaire, vaguement amical mais qui éveillait chez moi la méfiance. Je peux le dire maintenant ; les gens de mon espèce sont sujet à la paranoïa. C’est un mal indispensable pour survivre dans toute cour qui se respecte. Bref, après une nouvelle bagarre perdue face à Mallick, je faisais mes affaires et m’apprêtait à partir. Sir Ahn voulait rencontrer Dame Payne pour ses papiers de citoyen. J’avais justement une chose à donner à l’ambassadrice, un tableau que je voulais lui rendre. Je lui confiais l’œuvre en lui disant qu’elle lui servirai de prétexte pour aller à l’ambassade. Et juste avant de le quitter, je lui ai dit : « Et si jamais j’apprend que vous lui avez fait le moindre mal, Sir Ahn, c’est sur votre épée que je viendrai mourir ». Tout ceci sous entendait que j’en serai courroucé. Cette phrase avait l’air insignifiante mais elle résonnait dans ma tête. Moi qui n’éprouvait rien pour personne je ne voulais pas que Dame Payne soufre ? Impossible selon mes critères. Il m’apparaissait que mon évolution m’amenait à devenir « comme les autres ». Mais, m’étant convaincu toute ma vie que je ne ressentais rien pour personne, je n’avais tout simplement pas perçu ce changement émotionnel. Il fallait que je travaille sur moi pour comprendre ce qui se passait…

Je pris la route juste après la fête du kajuralia. J’avais laissé un message à l’attention d’Octoppus pour le remercier et j’assistais à la fête avec les autres. Comme si la pensée de tout recommencer m’avait apaisé, je ne gâchais en rien la fête par mes provocations absurdes, je prenais même le temps de présenter mes excuses à Mallick pour avoir fait peur à sa compagne. Dame Payne m’avait fait boire plus que de raison dans le cadre d’un jeu destiné apparemment à s’abrutir par l’alcool dans le but de se ridiculiser après. Je n’étais pas réceptif à cette idée. Quelques au revoir pour ceux qui avaient compris que je partais. L’une des plus triste de mon départ fut une kajira nommée Kires. Je n’aurais pas cru avoir eu un impact sur elle mais elle semblait s’inquiéter pour mon devenir. Ces filles sont décidément étranges. On croit n’être rien à leur yeux sous prétexte qu’on n’appartient à pas à la caste des guerriers et l’une d’entre elle vous surprend en vous témoignant une affection douce et, je le pense, sincère.

Je suis parti de Caithris complètement ivre. Après des errements, plus prétextes à des séances de méditations, j’arrivais à Cardonicus. Cette ville est construite autour d’une place centrale et des longues rues en descendent. Les portes sont souvent grandes ouvertes. J’ai fait quelques rencontres là-bas. Des guerriers, des voleurs pour la plupart. Mais personne qui mérite d’être mentionné ici. Je pensais m’enfoncer dans les forêts qui entourent ce lieu. Je recherchais un calme… que je finis par trouver…C’est dans cet endroit sujet à tous les dangers que je pris peu à peu conscience de qui j’étais devenu. La paix intérieure que je croyais posséder depuis toujours grâce à une lacune en matière de sentiments s’était envolée. Il me fallait la retrouver mais par d’autres moyens. Je me calmais et tentais de m’améliorer par la méditation. Tout ceci entrecoupé par des captures de la part de panthères qui rodaient dans les environs. Normal c’est leur territoire. J’avais appris à me soumettre très vite. Mon physique « d’homme faible » me permettait de convaincre de mon désir de servir quelqu’un de fort. Il ne me restait plus qu’à attendre l’occasion d’une évasion. Et je reprenais ma vie.

A un certain moment, j’ai décidé de revoir Chaya. Je m’aventurais sur son territoire et pénétrait avec audace dans le camp de sa tribu désert ce jour là. Ce que j’ignorai c’est qu’une seconde tribu avait investit la montagne d’à coté. Les flèches n’ont pas mis longtemps à voler dans ma direction. Courant pour leur échapper, je tombais dans un piège qui m’empêcha de fuir. Et me revoilà sur une croix de torture. Ces femmes m’ont expliqué que je devrais avoir des rapports sexuels avec leur chien avant qu’elles ne me découpent la chair pour la manger. Je passe sur les souffrances qu’elles m’ont infligés. Mais, rassurez-vous, je n’ai pas vu leur chien. J’ai bien essayer de leur faire comprendre que je voulais voir une panthère mais, une Sang Fori du nom de Silver, a régler la question en disant qu’elle ne m’avais jamais vu. C’est plus mort que vif que j’arrivais sur un étal de marchand après des tractations. Mes forces m’abandonnaient peu à peu quand une femme descendit du bateau. Une rouquine voilée au port légèrement altier sans pour autant être trop hautain. Oui. Dame Payne. Elle négocia ma vie avec le marchand et m’apporta les soins nécessaire à ma guérison. Je pensais ne rester que quelques heures une marchandise mais dame Payne voulait me garder comme kajiru. Amusante expérience je dois dire. Mais le rôle d’esclave à ses pieds était parfais pour récupérer de mes blessures tout en observant l’ambassadrice qui semblait de plus en plus morte à l’intérieur… Son cas m’inquiétait. Je voyais par les attentions que je lui portais le fruit des heures de méditations. La paix qui m’entourait peu à peu m’avais fait accepter les sentiments que je ressentais. Je les maîtrisais sans pour autant les ignorer. Je considérait Dame Payne comme une amie et je parvenais à accepter cette idée. Il faut bien veiller sur ses amis non ?
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Ven 11 Avr - 12:59

Apothéose finale avortée

Dame Payne aimait bien me voir lui servir du thé et lui jouer un air de flûte pendant qu’elle le buvait. Je pense que la situation la faisait beaucoup rire mais aussi, qu’elle lui permettait ne plus se sentir aussi seule. J’essayais de lui faire bénéficier de mes nouvelles réflexions sur la vie, apprises pendant mes méditations mais elle restait sourde à ce genre de concept. Je distillais mes conseils entourés d’encouragements et d’écoutes. Ceux qui connaissent Dame Payne vous le diront : elle n’en fait qu’à sa tête même quand elle sait qu’elle commet une erreur. Depuis que je la connaissais, je voulais pousser Dame Payne à me montrer son visage. Je la taquinais sans cesse pour voir ses traits et peut-être voir ses sourires plutôt que les deviner.

La vie me semblait enfin calme quand Chaya est revenue, amenant avec elle une rancœur et un ventre rond, porteur de notre bébé. Elle avait peur d’accoucher chez les Sang Fori et savait que Dame Payne avait des connaissances en matière de médecine. Pour ma part, j’étais à la fois ravi de devenir père et énervé de l’apprendre aussi tard. Je suis sur que Dame Payne connaissait l’état de Chaya mais elle ne m’en a pas parlé. Je lui en veux pour ça. J’ai réussis à me calmer pour pouvoir m’entretenir avec la future-mère. Il faut bien comprendre que dans ma culture la descendance est une chose primordiale. Tout héritier que j’aurai pourrait perpétué la lignée de mes ancêtres. Je voulais ce bébé, quoi qu’il m’en coûte. J’éprouvais une certaine peine pour Chaya. J’aurais voulu qu’elle me laisse le temps d’apprendre à l’aimer. Je suis sur que nous aurions put être heureux ensembles. Alors je décidais de présenter les choses sous un autre angles. Je lui racontais tout ce qui s’était passé depuis la fin de notre relation maître/kajira en enjolivant les faits. Ce sont des paroles d’amour qu’elle voulait et je lui en ai donné. Je ne peux pas dire que je lui ai vraiment menti. J’ai juste ajusté les faits pour leur donner une signification qui la rassurerais sur mon affection. Je n’étais pas amoureux d’elle mais je l’aimais bien. Je lui ai promis ce soir là de ne plus jamais la quitter. Je voulais être présent pour l’enfant et laisser la mère m’apprendre cette tendresse qui m’échappait encore. Dame Payne, de son coté, nous avait promis de nous trouver un endroit tranquille où vivre quand le bébé serait né. Sa fortune pouvait tout arrangé et elle semblait vouloir savoir où nous étions pour venir nous voir à sa guise. Elle ne changera jamais…

J’étais sorti de la cité suite à une circulaire de la kajira en chef, Neige. Apparemment, les esclaves devaient aider à remplir le grenier en faisant la cueillette autour de la cité. J’avais travaillé toute l’après-midi. Je prenais un repos bien mérité, seul, pensant à l’avenir qui se dessinait devant moi. Je crois que j’étais en paix à ce moment là ; la fatigue physique sans doute. Je me promenais autour de la cité jusqu’à ce pont, un peu plus loin. Là-bas, il y avait quelques personnes qui discutaient…

…une dizaine de minutes plus tard, je tombais dans l’eau, le dos criblé de flèches. Mon corps s’enfonçait lentement. L’eau pénétrait dans mes poumons. Ma vie s’en allait sans prévenir. J’étais parti une nouvelle fois sans dire au revoir à mon amie Payne, mais cette fois bien malgré moi. Je ne ferrai jamais son visage. Un échec de plus ? Peut-être. Je rompais mon serment avec Chaya. Je l’abandonnai malgré ma promesse. Comprendra-t-elle ? Continuera-elle à m’aimer après ma mort ? J’aurai du être plus doux avec elle, plus tendre, plus amoureux. Je meurt sans connaître l’enfant qui aurait su nous unir à jamais. Que dira-t-on de moi à ce bébé ? Quel image les autres auront du musicien qui un jour croisa la route d’un tavernier à Caithris ? Qui pleurera sur ma mémoire ? Et qui crachera sur mon cadavre ? Qui se souviendra simplement ?

Ma vie fut une longue descente… Ma mort aussi. Pourtant je meurt plus serein que je n’ai vécu.
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Watanabe le Ven 11 Avr - 13:02

Et voila. l'histoire du flutiste s'achève. J'ai volontairement laissé sous silence les circonstences de sa mort. J'avais espérer que quelqu'un enquêterait là-dessus. Si jamais quelqu'un sait ce qui s'est produit un jour, je remplirai la partie manquante.
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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  Enkham le Ven 11 Avr - 15:00

(( jolie histoire Smile oui, on fera une enquête Smile ))

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Re: Le Requiem de Watanabe

Message  marieko le Ven 11 Avr - 16:48

Sniff… Belle histoire Wata… sans vaine fioritures. J'adore.
Marie se demande pourquoi on a pas encore inventé le kleenex sur Gor… Crying or Very sad
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