Terrienne [BG mémoire de dressage]

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Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  psychee le Mer 13 Mai - 11:28

1er jour.

Je vais le tuer… Si je sors de cette saloperie, je n’aurais pas besoin de mon cran pour t’arracher les yeux, fils de putain !
Ca fait deux jours que je déplane plus… je sais pas ce qu’on m’a fait, j’arrive pas à me rappeler. Mais ce que je sais, c’est que là, je redescends, et je suis dans une putain de cage à toutou ! J’ai à peine la place pour m’allonger, impossible de me redresser, et y’a ce truc façon Conan qui vient me mater comme si j’étais un chien ! Je suis à poil, et la seule chose que ce gros con fait, c’est me refiler de la bouffe qu’un rat ne mangerait pas, et de la flotte !

3e jour.


J’ai des nausées, je suis gelée… Ce con vient me voir régulièrement et meugle dans une langue à la con. C’est quoi, un turc ?... Non, trop grand, où alors les turcs sont nourris aux amphétamines. Mais j’ai de plus en plus mal… Il me faut ma dose et je peux lui gueuler dessus ou le pourrir, ce gros porc, non seulement il capte que dalle, mais en plus il m’a balancé deux coups de son putain d’aiguillon à bétail !

4e jour.

J’ai si froid. Je suis malade à crever, je donnerai n’importe quoi pour une dose, même de la merde coupée.
J’ai si froid.
Dans la cage, il y a juste un pot pour les commodités. Je suis obligée d’y pisser et d’y vomir. J’en ai mis partout. Tout ce que fait ce monstre est de balancer des seaux d’eau et de me jeter une serviette en je ne sais quel tissu pour me sécher. J’arrive plus à penser au temps, je déconnecte de plus en plus, et quand je reconnecte, c’est pour avoir encore plus mal, avoir encore plus de nausées, avoir encore plus froid…
Et il regarde. Je le sais.

5e jour.

Il m’a sorti de la cage. Il n’a pas eu de mal, je ne peux même pas marcher. J’ai fini un sac sur la tête, noué au cou, et il m’a porté je ne sais où, pas loin. J’ai entendu des voix, le même langage bizarre, avant de sombrer encore. Je sais juste qu’il a du retirer le sac, mais me rappelle plus de rien.
Si… d’avoir été touchée… auscultée. Putain, il a trouvé un médecin. Pitié, faites quelque chose… Je vous en prie. J’ai si mal…

7e jour.


Des délires. Il m’a forcé à boire je ne sais quoi d’amer, plusieurs fois. Ca… allait mieux ensuite. Je crois que je dors presque tout le temps. J’ai de la fièvre. Des choses dont je me rappelle. Mais ça fait si mal. Il… y a eu des mains, des mains de femme. Et des linges. Sur mon front. Et pour me nettoyer. Mais je ne sais même pas si je l’ai vue. Elle est enfermée elle aussi ?... Qui est-ce ?
J’ai hurlé. Je n’ai plus de voix. Du feu dans la gorge, et dans le ventre. Je vais mourir. Je vais mourir…

9e jour.

J’ai réussi à manger, ça va mieux. Je ne vomis presque plus, et cela m’a laissé le temps de voir un peu dans quelle merde j’étais. Mon corps me répond encore mal. La vache, il m’a sevré de force. Je n’aurais pas la force de soulever plus qu’un verre, alors trouver comment l’assommer et sortir de là va devoir attendre. Si ce con m’en laisse le temps.
La cage n’est pas grande… je dirais un mètre soixante, sur un peu plus d’un mètre de haut, et moins d’un mètre de large. Il y a des choses qui ont du y changer ces derniers jours, on y a rajouté des couvertures, un tapis de sol, des coussins. Je ne reconnais aucunes des matières dont ils sont fait. Merde, je ne suis pas idiote, pourtant. Pas dur de reconnaître un textile. Mais là… peut-être ça une sorte de lin, ça de la laine brossée.
La cage est solide. Je ne sais pas quel est ce bois. Chêne peut-être. Un truc dense. Les barreaux sont coulés dans un acier qui ne doit pas être très bon, et il rouille par endroits. Mais avec ma force de bébé, je ne risque pas de savoir si cela peut céder. Je n’y crois pas trop. Je suis sûr qu’il a vérifié. Et à part le pot, la cruche d’eau, il n’y a rien comme outil.
Je sais qu’une femme vient, régulièrement. Elle n’a rien dit, même quand j’ai essayé de l’appeler, et pas une fois elle n’a croisé mes yeux. Elle venait me donner à manger, ou reprendre mon bol. J’ai l’impression qu’elle… fait comme si je grognais, ou je geignais ? Ca ressemble de plus en plus à une sorte de zoo… sauf que je suis pas du coté des barreaux qui me plait.
Il continue à venir, à parler de sa voix de… taureau… stentor ? Je ne comprends rien, et il le sait très bien, je pense. On dirait une sorte de jeu. Je suis mal parti si c’en est un, mais il n’est pas question qu’il gagne une fois que je comprendrais les règles…

11e jour.

Il revient régulièrement, peut-être trois, quatre fois, par jour. Je lui ai gueulé dessus, je l’ai traité de tous les noms les plus immondes que j’avais dans mon répertoire, en hurlant qu’il me sorte de là. Au moins, je sais une chose : il capte que dalle, mais il a compris la gestuelle. Et a répondu avec son aiguillon. Ca fait un mal de chien.
C’est un dressage. Sa tenue, la cage, l’aiguillon, et cette femme qui a l’air soumise comme une esclave, pas besoin d’être une grande intello. J’ai pu la regarder de plus près. Elle porte un collier comme j’en ai croisé dans des soirées fetish, et il y a une marque, une brûlure sur sa cuisse. Pas très grande. Mais ça aussi, c’est du dressage. Du marquage comme du bétail.
J’ai pu écouter les bruits autour de moi. Je n’ai que cela à faire, à part attendre, et penser.
Ce sont des échos de cité, mais il y règne en fait un sacré calme. Je dois être loin du bruit, je l’entends à peine. Des voix, qui ressemblent aux accents de mon ravisseur, des hennissements, des éclats de voix très faibles. Des claquements aussi. Le fouet des gens qui dirigent ces chevaux ?... ou autre chose ?
La pièce où est ma cage est éclairée seulement par une lucarne très haute. De la pierre nue, une volée de marches, des sortes d’étagères, des paniers et des coffres. Pas un objet qui semble moderne. J’ai l’impression de voir un décor de la série Rome.
La cage est démontable, j’ai vérifié. Mais les tenons et les vis sont en acier, et à part m’être cassé un ongle et égratigné, je n’ai rien pu faire. Je commence à avoir peur… et ça ne va pas s’arranger si je ne sors pas de là, vite.

14e jour.

Il m’a encore fait sortir, cette fois-ci à coup d’aiguillons et de cris, des ordres. Je l’ai griffé, et j’ai essayé de me redresser assez vite pour lui sauter dessus. J’ai juste eu le temps de l’agripper, avant que son poing ne vienne m’écraser l’estomac. Il fait deux mètres ; c’est une brute. Et il a finit la tâche à coup d’aiguillon, jusqu’à ce que j’en pleure, des spasmes dans tout le corps. Même pas pu résister quand il a remis le sac et m’a noué les bras. Là, je vais me faire violer. Si tu crois que c’est la première, camarade…


15e jour.

Ce n’était pas un viol. Je crois que j’aurais préféré qu’il fasse quelque chose. Ca… aurait été au moins une faiblesse, je ne sais pas. Mais soit il prend son temps, soit je deviens folle… soit c’est pire encore.
Il m’a guidé le sac sur la tête, je ne sais où. Des dalles froides, des marches, monter, descendre. Il m’a passé un collier au cou, en cuir, et j’ai entendu le bruit des maillons. Je suis enchaînée, et il n’a pas libéré mes bras depuis hier matin.
Je suis dans un chenil. Y’a pas d’autres mots. De la paille, pas de pot d’aisances, un broc d’eau dans un coin, un peu plus de lumière venant de fenêtres hautes, dans une sorte de petite alcôve. Quand je tends l’oreille, j’entends de faibles bruits. Les mêmes que ceux que je fais sans doutes. Des appels et des pleurs, des soupirs.
Ce n’est pas un zoo.
Il est en train de me dresser, et cette fille qui m’a lavée, elle, elle était dressée ! Je ne veux pas devenir ça, pas question, tu entends gros porc ? Pas question !
Je hurle dans le silence… j’ai peur, bon dieu… faites que quelqu’un m’aide, maintenant, je vous en prie… sortez-moi de là…

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  psychee le Mer 13 Mai - 12:18

16e jour.

Il est revenu me voir, Ca fait deux jours que j’ai les bras noués dans le dos. Je suis seule, et il fait sombre ici, sauf quelques heures par jour. Je donnerai tout pour pouvoir me lever et me redresser. Il a voulu me nourrir. Sauf que tout ce que je peux faire c’est encore de l’envoyer paître autant que je peux. Je mangerai pas sa merde, surtout pas tendue dans sa main.
Ce qui me fait peur, est qu’il est patient. Et je ne vois que trop bien ce qui va arriver… Et il sait que je comprends ce qu’il fait. Il sait que je comprends très bien. Ce n’est pas un cauchemar. Parce que je ne peux pas me réveiller. Pare que je ne dors pas. Parce que je ne suis pas défoncée.
C’est la réalité…
Aly, putain, je ne t’ai pas écouté, je t’ai même craché à la gueule grande sœur, tout ça pour la dope. Et je parie que tu me cherches en ce moment. La maison me manque tant. Tout me manque ! Si je n’avais pas commencé à me piquer, si j’avais écouté ce que tu disais, si j’avais bien voulu accepter ton aide avant que ce soit trop tard, si…

18e jour.

J’ai faim. Froid. Mes bras me font mal et je les sens à peine à cause des attaches. Il m’a tiré par la laisse à ses pieds, et a gueulé je ne sais quoi jusqu’à ce que je me mette à genoux, pour vérifier les liens. J’ai laissé faire, de toute façon, j’ai encore pris deux décharges, alors s’il vient juste pour voir si mes mains ne bleuissent pas, je préfère autant me laisser faire… et garder mes mains.
Une esclave, habillée de sorte de … haillons ?... enfin c’est ce que ça me donne comme idée, est venu changer la paille de la cage. Pas une seconde elle n’a regardé le gros Conan, même indirectement, vers ses yeux, et elle a travaillé sans non plus me jeter un regard. Je suis aux pieds de cet enfoiré. Et ma tête tourne…

20e jour.

J’ai refusé toute nourriture. Je ne mangerai pas, pas question, je suis déjà forcée de laper pour boire. Je me sens sale, je le suis, et pas qu’un peu. Je donnerai tout pour des toilettes un minimum normal… et une douche. Ma propre odeur me donne des nausées.

21e jour.

Mon dos et mes cuisses sont en feu. Il n’a traînée hors de la cage, et m’a remis le sac, avant de m’attacher à quelque chose… une sorte de croix de saint-andré. Et… il a fouetté. Longtemps. Je ne savais pas qu’on pouvait autant souffrir. C’est inhumain. J’ai supplié. Mais ça n’a rien changé. Il l’a fait jusqu’à ce que je m’évanouisse. Je ne savais pas qu’on pouvait remercier la paix de sombrer avec autant de sincérité.
Je suis dans la cage. Mes bras ne sont plus dans le dos, mais il y a de gros bracelets de cuir qui les entraves, contre un anneau au fond de mon chenil. Le collier et la laisse sont toujours là. Je ne peux que changer un peu de position, bouger les jambes. La nuit tombe. J’ai si froid.

22e jour.

Encore le fouet. Mes plaies avaient guéries vite. Je crois que j’ai senti l’odeur. Il a soigné les plaies pendant que j’étais dans le cirage, avant de me ramener. Comme ça, il peut recommencer, tranquille.
Je n’en peux plus… je commence à faire crise de larme sur crise de larmes, mes nerfs lâchent, je ne dors plus, et quand… la porte grince, je me prend à sursauter de peur que ce soit lui qui recommence.

23e jour.


Encore le fouet…
Je ne me débats même plus pour le suivre, ni quand il m’attache. Ca ne sert à rien… et je suis si faible… je… refuse toujours de manger. Tu ne me vaincras pas, salopard. De toute façon entre finir ainsi et mourir, je préfère crever.

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  psychee le Mer 13 Mai - 12:44

27e jour.

Il vient, je ne sais jamais quand.
Il me sort de la cage, et je me retrouve à genoux, à ses pieds.
Il me met le sac sur le visage.
Il me traîne. Je connais les dalles de ce chemin par cœur…
Il m’attache. Ma peau a fini par tout connaître de cette croix.
Il frappe. Je sais ce qui va arriver, avant chaque coup, quand la lanière siffle. Et quand elle touche, ce n’est pas la douleur qui explose.
C’est ma terreur.
Et les coups se succèdent. Il fait des pauses. Il attend… ou il écoute. Je ne dis rien… je ne peux même pas. Et je refuserai de le supplier encore.
Mais à chaque fois, je pleure, je hurle. J’essaie de... lui hurler dessus, mais à quoi ça sert ?... il ne rajoute pas de coups, il s’en fiche. A chaque fois, je finis par implorer… en vain… je n’essaye plus qu’à peine.
Je sombre dans l’inconscience…
Et je me réveille dans la cage. Et le temps va passer.
Il fait si sombre, si peu de bruits, Je commence à avoir peu du moindre son. Et peur du silence.
Les voix de ma sœur, de mon inspecteur judiciaire. Des fantômes qui se moquent, qui hurlent et me jugent. Ca semble tellement bien fait pour ma gueule. Je t’ai fais tant de mal Aly. J’en ai fais tellement aux gens qui voulaient m’aider.
Est-ce que ce gros porc sait tout ça ?... Ets-ce que c’est pour ça ?...
Pourquoi ?... Ho mon dieu, pourquoi, je t’en prie, sors-moi de là !!

28e jour.

Il a posé un miroir, une sorte de grande psyché en bronze poli devant ma cage, après les coups de fouet.
Je m’y vois. Je suis sale, à peine lavée. Quelqu’un me lave après les coups de fouets, je crois que si je savais qui, je l’embrasserai.
J’ai du perdre dix kilos, déjà que je n’étais pas grosse avec la dope. Je ressemble… à ce qu’il veut sûrement que je sois, un animal. Il voulait que je voie…
J’ai pleuré toute la journée, devant mon propre reflet.

29e jour.

Il m’a sortie de la cage.
Je me suis retrouvé à genoux, à ses pieds.
Il s’est baissé assez pour me tendre un fruit, et me laisser croquer dedans. Il ne m’a pas laissé le finir. J’ai… si faim… j’ai pu manger, enfin. Il a crié cet ordre bizarre. Je sais que ça doit vouloir dire à genoux.
La peur du fouet est revenue comme s’il me frappait. Je suis resté à genoux, et il a attendu quelques minutes, avant de me remettre dans la cage. Pour observer.

31e jour.

Il apporte de la soupe, que je dois manger à la cuillère, à genoux devant lui. J’ai essayé de protester. J’ai fini sur la croix, et il a recommencé.

33e jour.

Il m’affame. J’ai essayé de lui parler calmement. Mais autant pisser dans un violon, il ne comprend rien, et il s’en fout.
J’ai juste assez à manger pour tenir le coup. Mon joli plan, ma jolie résolution, c’est du flan.
Et ça va de moins en moins bien. Je… passe mon temps à angoisser, à trembler, les fantômes vont et viennent, et la seule chose qui les fait fuir est ce barbare qui vient regarder, crier, me filer des décharges si je ne fais pas ce qu’il dit. Et le plus souvent, je ne comprends même pas ce qu’il veut. Juste baisser la tête, à genoux… Ca j’ai compris…
Le miroir est toujours là.
Il veut que je sache tout ce qui arrive. Que je le vois. Que ça me dévore.
Je suis en train de tout perdre.

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  psychee le Mer 13 Mai - 14:24

36e jour.

Chaque tentative de protester se règle toujours de la même manière. La croix, le fouet. J’ai si peur que mes mots se ravalent dans ma gorge, et que je me surprends à faire attention à ce que je fais devant lui.
Je le laisse me nourrir. Le rituel est un peu plus complexe pour que je puisse manger. Une esclave est venue, une très belle femme… peut-être vingt ans. J’ai rarement vue de si belles femmes, même si elle ne portait presque rien, sauf des voiles. Il a aboyé cet ordre… Nadu ! Et elle s’est placée devant lui, à genoux, cuisses ouvertes, les mains posées sur les cuisses, paumes vers le haut.
Il m’a tiré de la cage, à quatre pattes, par la laisse, et a aboyé le même ordre. Je l’ai regardé dans les yeux, impossible de ne pas réagir en ayant envie de le tuer. La seconde fois où il a aboyé, il a tiré vers le haut, sur le collier, sa main sur le fouet… C’est ce qu’il a fait à chaque fois que j’ai fini sur la croix.
La peur a remplacé mes pensées… Je me suis mise comme elle… et elle s’est effacée après un ordre de ce gros porc.
Il m’a nourrie ainsi, à la cuillère…

39e jour.

Si je n’obéis pas à Nadu assez vite, je ne mange pas. J’ai résisté au coup de laisse sur le collier un soir… et j’ai hurlé sous le fouet. Cette fois-ci, je n’ai pas pu m’évanouir, et il m’a redonné l’ordre jusqu’à ce que ma peur me fasse obéir.
Il m’a ramené à la cage, toujours le sac sur la tête, et a recommencé le rituel. J’ai obéi, et il m’a nourrie. Puis il m’a attaché à genoux contre les anneaux du chenil, sans que j’ai assez de jeu pour m’asseoir, ou m’allonger, devant le miroir où je ne peux voir que cela quand j’ouvre les yeux. Une lampe à huile l’éclaire nuit et jours, maintenant.

Il recommencera encore… je vais passer cinq jours ainsi, avec le droit de dormir allongé, seulement quelques heures dans la journée…

Cinq jours… comme si le temps ne voulait pas passer… chaque jour ressemble au précédent, amenant la même angoisse, les mêmes pleurs, mes mêmes espoirs insensés, j’ai essayé tant bien que mal de casser les bracelets, ou défaire les anneaux. Quand il me surprenait, ou voyait des marques quand je me blessais pour essayer, c’était la croix, le fouet… plus jamais assez pour m’évanouir. Et c’est mon corps qui maintenant sait ce qui attend, et refuse de me donner cette paix là. Comment peut-on traiter quelqu’un ainsi… comment peut-on me faire ça ?

45e jour.

Il m’a sorti de la cage, et a remis le sac. J’obéis. De toute façon, j’ai fais ce que je pouvais pour me libérer, en vain. Je n’ai rien vu ensuite… peut-être s’est-il passé une heure. Je ne sais pas. Des mains de femmes silencieuses m’ont guidés, et m’ont baignées. Je n’ai jamais autant aimer pouvoir être lavée.
Le sac a été retiré, j’ai juste eu le temps de voir un grand bassin contre lequel j’étais assise qu’on m’a bandé les yeux, de cuir épais. Le temps de me laver les cheveux, et le bandeau est resté en place, j’ai senti qu’il était noué de lacets.

Il m’a guidé. Je sentais des présences. Il m’a entravé, ventre contre une sorte de table, les jambes écartelées par des cordes, aux pieds de ce truc. Et quand il a retiré le bandeau, j’ai vu la pièce… grande et immense, à la fois une sorte de… harem confortable, et à la fois autour de moi les pires meubles de torture des pires back-door dont j’ai pu voir les photos sur le web.
Et on me regardait. Des serviteurs, ou des esclaves, je n’ai pas trop eu le temps de réfléchir. Certaines étaient dans cette posture de Nadu, à genoux, face à moi, vêtues de voiles de soie, parfois accrochés par des piercings à même leur peau.

Et j’ai eu le temps de comprendre, qu’il a commencé. Pas dur de saisir. C’était un viol. Ca n’a pas raté. Un viol, un vrai. Troisième fois de ma vie que je subis ça. Mais jamais comme ça. Impossible de se débattre, de faire même semblant de lutter, il m’a empalée et déchiré sans en avoir rien à foutre de mes hurlements, et pas une des esclaves n’a fait autre chose que de regarder !
Trois fois… je ne sais pas… peut-être plus encore. Histoire que je comprenne. Avec la pire rudesse et la pire violence que j’ai jamais vu.
J’ai vomi à peine a-t-il fini… Il n’en a eu rien à battre… Il m’a ramené dans ma cage.

Le lendemain, il a recommencé…
Et encore…

56e jour.

Je ne résiste plus, je n’en suis plus capable, j’ai encore essayé, parfois, mais il n’a plus ni besoin de la croix, ni besoin de cette salle, pour me faire trembler simplement de sa voix. J’ai commencé à comprendre certains mots. Et je préfère lui donner ce qu’il demande, devant ma cage, devant le grand miroir, que subir ce qui attendra après… et qui de toute façon finira par la même chose. Lui donner ce qu’il demande…
Je n’arrive plus à me souvenir de mes fantômes, comme si ma mémoire se paralysait sur hier, et aujourd’hui, en fermant tous mes souvenirs… et tout ce qui étaient mes espoirs.

Je ne fais plus que dormir, parfois réveillée par mes propres larmes. Je me suis blessée la main en frappant contre le bois, le front aussi. Elles sont venues me soigner après qu’il m’ai traîné à ses pieds.
Leurs remèdes vaudraient une fortune, chez moi… J’arrive encore au moins à penser parfois à chez moi…

59e jour.

Il m’a ramené dans cet immense salon, devant tout les esclaves, et m’a violée, encore et encore, de toute les manières possibles jusqu’à ce que les dernières fois, je me mette de moi-même en position qu’il puisse me sauter. Je suis un pantin dans ses mains, plus rien d’autre. Et elles qui regardent…

Et quand il en a eu fini, et qu’il m’a laissé attachée, encordée, tellement ouverte que je m’écoeurais moi-même de l’imaginer, il est allé se reposer sur une sorte de fauteuil à la romaine, deux des esclaves venant lui servir à boire, et le… nettoyer. Je ne tiens pas à préciser comment. Je suis heureuse que mes larmes m’aient voilé les détails dans le flou.

J’ai fini déplacée comme on tire un animal, et un sac sur la tête, j’ai suivi la laisse. Avant d’être de nouveau entravée, sur une table rugueuse, une sorte de chaleur vive pas très loin de moi. Il a voulu que je vois tout, cette fois-là.
Le fer de marquage dans le feu, les assistantes autour de lui, me tenant le corps, pour être sûr que je ne bouge pas, cette lettre étrange rendue orange vif par la chaleur, son pseudo-discours dont je n’ai rien compris, sauf ce mot, Kajira.

Le feu a brûlé ma chair, y imprimant sur la cuisse la même lettre que celle de ses esclaves. J’ai hurlé, j’ai essayé de gueuler mes dernières injures. Et tout s’est noyé. Quelque chose a cassé. Je n’ai plus été là, je n’ai plus été nulle part, je n’ai plus réussi à penser, à me souvenir… le monde est devenu un décor flou pour une poupée de chiffon.

« Elle est domptée. Maintenant, elle peut être dressée… »

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  gabiebeaumont le Jeu 14 Mai - 10:01

On croirait que c'est Norman qui a écrit le texte... question as tu RP les scènes ? ou commences tu ton RP à partir du dressage ?

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  psychee le Jeu 14 Mai - 11:33

gabiebeaumont a écrit:On croirait que c'est Norman qui a écrit le texte... question as tu RP les scènes ? ou commences tu ton RP à partir du dressage ?


Je suis touchée du commentaire. Surtout que je n'ai lu que deux trois livres de Norman.... et c'était il y a presque 20 ans. Non, ca ne s'est pas passé en rp, ces scènes, je les ai écrite hier, en fonction de ce que je pensais être assez proche d'un domptage de force sans aucunes concessions, selon les normes des slavers de Gor.

Par contre, en effet, Pri m'a proposé de m'arrêter là -à la base je devais écrire aussi le dressage, en quelques entrées de journal- et de jouer la suite à partir du point où je me suis arrêtée.


Dernière édition par psychee le Jeu 14 Mai - 16:50, édité 1 fois

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  gabiebeaumont le Jeu 14 Mai - 15:38

Oui le domptage me semble assez dure, on voit comment tu as été brisé physiquement et ensuite mentalement. Dure à lire Smile
Il y a bien raison, si tu veux apprendre à jouer une kajira... ce qui n'est pas sûr encore... le dressage c'est le bon moyen... ce qui permet à Prithan de rester dans sa demeure loin de Caithris. Neutral

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  psychee le Jeu 14 Mai - 16:57

70eme jour.

Elle ne résista plus véritablement aux ordres du slaver, ni à ses incitations. Il fallut la forcer pour qu’elle mange, mais elle se remit à accepter de manger à la cuillère sans bouder au bout de trois jours.
Elle pleura longuement, prostrée, ne réagissant plus qu’aux stimulis extérieurs de la crainte, de la faim, des bruits alentours, et des ordres du Maitre.
Quelque chose de tout à fait normal, pour le slaver qui n’avait pas cessé de l’observer. Elle venait de perdre son conditionnement de barbare, et au vu des réactions qu’elle avait, elle était totalement prête à accepter le conditionnement d’esclave. C’était un moment délicat avec ces femmes. Elles étaient toujours très résistantes au domptage, et cela pouvait mal finir. Un jour de trop, ou de moins, un geste échoué, et tout aurait pu être à recommencer… ou à abandonner une fois pour toute, en allant se débarrasser de la femelle.
Mais si elle avait résisté le plus longtemps possible, l’instinct le plus primaire de survie avait pris le pas. Elle resterait docile désormais, et accepterait la suite de son asservissement, sans offrir sans doutes de résistance, à part les inévitables sursauts de rébellion que son passé lu dicteraient encore d’avoir…

(fin... et commencement)

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  Zinkan Dewoitine le Ven 15 Mai - 9:17

Je vais jouer les chieurs et et les prudes.....me faire assasiner mar les BTB mais ...nous ne sommes pas un forum BDSM
Cette histoire certes pas trop mal ecrite n'a pas sa place sur le forum de la ville a mon avis , je n'ai pas vu dans le peu de norman que j'ai lu (desole j'aime la bonne SF) qu'une femme devait etre brisee dans la pisse , la merde et le vomi , battue comme platre sans raison , torturee a l'electricite .....j'ai lu l'assasin et le dressage des 2 filles , il y a un conditionnement mais le medecin vient parler , expliquer aux filles , et ce conditionnemnt est aussi moral et non un vidage de cerveau par la seule douleur
ce post gene des gens
merci d'etre plus .....leger ou je passe en mode staline on.

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  Watanabe le Ven 15 Mai - 9:36

oui c'est marrant cette excuse qui est employée pour expliquer son sadisme: "je dois dresser la fille alors je vais la rédurie en miette".

J'ai toujorus pensé que le "dressage" de kajira était affaire de séduction. Wata mon musicien n'a jamais eut besoin de lever la main sur sa kajira. Les choses ont toujours été plus subtiles...

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  Dove le Ven 15 Mai - 10:15

Zinkan Dewoitine a écrit:Je vais jouer les chieurs et et les prudes.....me faire assasiner mar les BTB mais ...nous ne sommes pas un forum BDSM
Cette histoire certes pas trop mal ecrite n'a pas sa place sur le forum de la ville a mon avis.

Chère camarade de l'Est, je ne suis pas d'accord avec ta volonté de censure.

Je n'ai tiré aucun plaisir à lire ce texte très dur. Il m'a même un peu donné la nausée.
Mais il est en effet très bien écrit et raconte de façon assez réaliste la réalité décrite par Norman, en la dévoilant plus crument.
L'esclavage, ce n'est pas mignon, ce n'est pas une délicate entreprise de séduction, comme j'ai pu le lire parfois sur ce forum. C'est dégueulace, immonde. Et ce texte a le mérite de le montrer.

A tout prendre, je préfère de loin cette approche (quelles que soient les opinions de l'auteur) à des récits plus fleur bleue sur le sujet.
De même, il serait intéressant que les joueurs trouvant divertissant les rp de torture lisent "la Colonie Pénitentiaire" de Kafka.
On a le droit de rp ce qu'on veut. Encore faut-il réaliser ce qu'on joue. Et ce texte le met bien en lumière.


Dernière édition par Dove le Ven 15 Mai - 10:19, édité 1 fois

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  Hyppolite le Ven 15 Mai - 10:18

J'ai lu quelque part dans les dossiers secrets du forum que les Goréens n'étaient pas sensé connaître le sadisme. Leur culture et leur fonctionnement social, paraît il, ne fournissent pas le bon terreau pour permettre à cette tendance de se développer (soit dit en passant, et mon cul c'est du vulo). Comme ils ont un code d'honneur à la place du coeur et que, de toute façon, ils ne voient pas les esclaves comme des êtres humains pareil à eux, les Goréens sont capable d'être extrèmement cruels par intérêt. Seulement par intérêt, jamais pour le plaisir et jamais plus que nécessaire.

Maintenant la violence gratuite ou quasi-gratuite est la roue de secours de l'incompétence. Il est tout à fait possible que tu sois tombé sur un dresseur aux trois neurones: un pour taper, un pour donner des ordres et un pour baisser son pagne quand un besoin naturel urgent se fait sentir. En ce cas, la façon dont il t'a traité est crédible.
Pour autant que je me souvienne c'était pas tellement le style de Barri, mais comme il jouait un homme de l'art qui éduquait surtout des poules de luxe, ça se comprenait. Salmak pourrait convenir, à la rigueur mais oups, c'est un pirate. Sinon, tu peux aussi jouer la pauvre petite esclave martyrisée dont la vie va changer quand elle sera achetée par Jean Valjean.

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  marieko le Ven 15 Mai - 10:40

Je suis assez d'accord avec Dove… L'esclavage n'est pas une partie de plaisir. On a un peu trop tendance à l'oublier. Comme si on devenait kajira par ce que c'est "beau"… J'a connu (en rp bien sûr) ce genre de chose. Etre battue et humiliée parce qu'on se comporte en terrienne barbare. A mes tout débuts sur Gor, à la CTL, c'était courant. Le fouet, l'isolement… mais le pire c'était la contrainte morale. A Caithris, on joue plus "cool"… Mais le "brand", les punitions par le fouet ce n'est pas anodin. J'ai détesté la façon dont j'ai été marquée. Parce que c'était comme si on imposait un tampon sur un parchemin. Le fouet pareil… Désolée, mais je peux pas tranquillement ranger mon inventaire, quand on frappe mon perso.

Personnellement, j'ai survolé le texte de psychee… avec le cœur au bord des lèvres. C'est Gor… et ça me donne envie d'aller brûler des cités avec le slaver à l'intérieur.

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  Zinkan Dewoitine le Ven 15 Mai - 12:13

Gor ?? gore ??

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Re: Terrienne [BG mémoire de dressage]

Message  Hyppolite le Ven 15 Mai - 12:26

Les deux.

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